Interview de Valentin Prades suite à sa victoire en finale de Coupe du Monde

28 mai 2021  //  

Valentin Prades nous fait le plaisir de répondre à quelques questions, suite à sa victoire le week-end du 13 au 16 mai, à l’occasion de la finale de la Coupe du Monde à Székesfehérvár. Retour sur sa troisième médaille d’or en finale de Coupe du Monde, après 2013 et 2017. 

 

Que vous-êtes vous dit une fois la ligne d’arrivée franchie, avec une première place à la clé ? 

 

Je me suis dit que ça faisait du bien de gagner à nouveau. Avec la période que nous avons traversée, les compétitions m’ont vraiment manqué… C’est déjà un bonheur et une chance de pouvoir voyager et concourir à nouveau, alors quand en plus j’ai le plaisir de monter sur la plus haute marche du podium pour chanter la marseillaise… Il faut en profiter!

Je me suis aussi dit que cette victoire me permettait de redevenir Numéro 1 mondial, ce qui est important pour moi car gage de régularité. 

Toutefois, cette compétition n’était pas l’objectif de la saison… même si une fois sur la ligne de départ, je donne tout, jusqu’à l’arrivée !

 

L’émotion était-elle aussi forte que lors des deux premières places précédentes dans votre carrière ? 

C’est toujours une grande émotion de gagner, mais je dois avouer que cette année mes objectifs sont vraiment centrés sur la médaille olympique. 

 

Grâce à cette énorme performance, vous avez forcément les Jeux en ligne de mire. Quel sera votre objectif à Tokyo ? 

 

J’ai les JO dans ma ligne de mire depuis des années. Après ma 4ème place à Rio, je me suis promis de me donner les moyens de jouer la médaille à Tokyo, c’est ce qui guide mon entraînement depuis. 

Je suis très content de cette performance car il s’agissait de la seule compétition sous le format olympique et donc grande répétition des JO. Elle traduit le travail de fond réalisé avec mes entraîneurs avec pour seul véritable objectif de décrocher une médaille le 7 août 2021 à Tokyo. 

Même si cette victoire nous donne de la confiance pour les JO, il y a encore des points à travailler. Je sais que mon objectif sera très dur à atteindre car en pentathlon il faut rester humble, rien n’est jamais acquis.

 

Sur quels aspects allez-vous vous perfectionner afin d’être dans une forme optimale pour les championnats du monde mais surtout pour Tokyo ? 

 

Pour les championnats du monde, je vais finir sereinement mon cycle de travail à l’INSEP et les appréhender comme une dernière répétition (histoire de mettre en place mes routines techniques et d’éprouver le travail réalisé avec les entraîneurs).

A la suite des championnats du monde, j’enchainerai sur un stage terminal de préparation en altitude en mode “moine”. Toutefois, je ne vais pas changer fondamentalement mon entrainement à quelques semaines des JO : je suis confiant dans le travail déjà réalisé depuis 5 ans et vais continuer sur la même lancée avec évidemment un petit supplément d’âme à chaque entraînement.

 

Comment avez-vous vécu cette période de Covid qui nous a tous bouleversés, et dont le Pentathlon Moderne en a fait les frais avec une longue période d’arrêt. 

En avez-vous profité pour vous perfectionner sur certains aspects ? 

 

J’étais très inquiet au début comme tout le monde. L’annonce du report des JO a été un soulagement car je ne me voyais pas les préparer dans mon jardin. 

Après l’annonce du report, j’ai plutôt bien vécu la période car j’ai pu prendre du temps pour profiter de ma famille, de ma femme qui était enceinte et de la joie de devenir papa à la fin de l’année. 

L’entraînement à l’INSEP a pu reprendre rapidement pour les sportifs de haut-niveau, ce qui est une chance.